Les planètes dans les signes astrologiques

Les planètes dans les signes astrologiques

Séance d’Astrologie ?

Puisque nous devons considérer d’une part le jeu des mouvements des astres du système solaire, et d’autre part la toile de fond zodiacale sur laquelle se projettent ces déplacements, il est de bonne politique de lier les coursiers au tour de piste. De fait, on ne peut séparer la planète du signe dans lequel elle se trouve; pendant tout le temps de son passage, il y a moins la liaison de deux symboles que la création d’une unité qui représente la configuration la plus simple : la planète dans son signe. Un jeu d’interférences s’établit où la planète se trouve tonalisée par les valeurs du signe, en même temps que le signe se trouve en quelque sorte coloré par les tendances de la planète, ce jeu n’empêchant pas la réalisation d’une fusion ou synthèse dont le résultat est un produit original. 117 Les Anciens n’ont pas manqué d’établir des relations précises entre ces deux valeurs accouplées. Leurs premières constatations les ont amenés à placer chaque signe sous la tutelle d’une planète, le Bélier ayant une nature marsienne et réalisant ses significations suivant la nature de cette planète, le Taureau une nature vénusienne. Ils ont même précisé ces « Domiciliations » en Diurnes et en Nocturnes.

Astrologue France ?

Un certain ordre général régit les Maîtrises des planètes sur les signes. En partant des luminaires, Soleil et Lune, qui règnent dans le Lion et le Cancer, nous voyons les planètes traditionnelles se répartir zodiacalement de part et d’autre de ces signes, dans l’ordre de leur éloignement au Soleil : Mercure, qui vient d’abord, a maîtrise sur les Gémeaux (Nocturne) et la Vierge (diurne) ; Vénus, qui suit, règne sur le Taureau (Nocturne) et la Balance (diurne) ; puis Mars qui régit le Bélier (Diurne) et le Scorpion (Nocturne); Jupiter, ensuite, en rapport avec les Poissons (Nocturne) et le Sagittaire (Diurne); et enfin, la plus éloignée du Soleil, Saturne, qui gouverne le Verseau (Nocturne) et le Capricorne (Diurne). Pour les nouvelles planètes, une répartition analogue se dessine mais dans un mouvement inverse, soit en revenant vers les signes des luminaires. Jusqu’à ce jour, la corrélation de leurs maîtrises, établie empiriquement et intuitivement, n’a été pro-clamée que pour les signes nocturnes (Uranus en Verseau, Neptune en Poissons et Pluton en Scorpion), car sans doute la valeur transcendante de cette nouvelle gamme planétaire est-elle plus en affinité avec la qualité nocturne que la qualité diurne, ces qualités n’ayant jamais été bien différenciées encore qu’elles parlent à l’esprit. Néanmoins, il parait logique d’attribuer une seconde maîtrise à ces planètes dans les signes diurnes (Uranus en Capricorne, Neptune en Sagittaire et Pluton en Bélier).

La domiciliation de Pluton est encore discutée (Alexandre Volguine la place en Sagittaire) quoique la plupart optent pour le Scor-pion ou le Bélier. Du moment où la tradition assimilait une planète à un signe, elle se trouvait du même coup engagée à fonder un rapport d’opposition justifiée par les antinomies entre planètes et signes : puisqu’une planète est en maximum d’affinités avec un signe, elle se trouve en maximum de désaccord avec le signe opposé. Ainsi se voit fondé un axe de valeurs opposées : une planète possède un Trône (domicile) dans un signe et un Exil dans le signe opposé. Mais elle possède aussi une autre dignité que le Trône : l’Exaltation, et une autre débilité que l’Exil : la Chute, et toujours de signe à signe opposé. Le principe d’Exaltation (et par suite de Chute) est fondé par l’existence même de la nature complexe des signes qui ne sauraient être réductibles aux seules valeurs de leur maître. On ne se pénètre bien de l’essence de ces signes qu’en pensant tout à la fois à leur dominante (domicile ou trône) et à leur sous-dominante (Exaltation) : Mars-Soleil pour le Bélier, Vénus-Lune pour le Taureau, Vénus-Saturne pour la Balance.

L’association des deux astres tend même à reconstituer des valeurs analogues au signe; ainsi, l’aspect Vénus-Saturne fait aussitôt repenser à la Balance. Toute la différence qui existe entre les signes de la même planète résulte du reste de l’apport de la planète exaltée : entre les deux signes vénusiens, par exemple, Taureau et Balance, la différenciation procède de la note lunaire pour le premier et de la note saturnienne pour le second signe. Cet entrecroisement des deux axes de dignité et débilité nous situe finalement en face d’un nouveau quaternaire qui se fonde d’ailleurs sur l’ordre naturel des cycles de la vie. Le présent graphique démontre que ces quatre nouvelles valeurs sont en rapport avec les quatre saisons, de nature analogue à celles-ci. On constate, en effet, que les deux luminaires et l’intermédiaire Mercure sont parallèlement exaltés dans les trois signes printaniers, en trône dans les trois signes d’été, en chute dans les trois signes d’automne et en exil dans les trois signes d’hiver. L’exaltation se présente ainsi comme le printemps, une force ascendante, en croissance; le trône comme l’été, une puissance à son apogée; analogue à l’automne, la chute comme un dynamisme en déclin, et, semblable à l’hiver, l’exil comme une force au plus bas de sa course. Si nous considérons le Soleil, l’exaltation solaire au Bélier tient au triomphe de la lumière et de la chaleur, et sa chute en Balance est associée à leur déclin; de même, la maturité de la végétation dorée au plus chaud soleil de l’année est au trône du Lion ce que la nature dénudée du coeur de l’hiver est à l’exil du Verseau. En ce qui concerne la Lune, la graine enfouie sous terre est à l’exil du Capricorne ce que la fécondité de l’épi formé est au trône du Cancer; l’exaltation du Taureau se reconnaît dans la densité de la sève végétale au printemps, comme la chute du Scorpion au dessèchement de l’automne. On conviendra que la terminologie naïve des Anciens (Trône, Chute) choque l’esprit moderne, même si l’on reconnaît qu’elle est l’expression d’une évolution sinusoïdale d’un processus natu-rel; mais rajeunir le vocabulaire, substituer à ces termes magiques des mots savants, moins poétiques, ne change rien à l’affaire. Selon Morin, voici les propriétés classiques de ces valeurs : Trône : La planète y est à son maximum de puissance.

Exaltation : La planète ne fait qu’acquérir une plus grande puissance.

Chute : La planète perd de la puissance; c’est un affaiblissement.

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