Constellation Andromède

Constellation Andromède

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L’histoire d’Andromède et la manière dont elle a été sauvée du monstre marin par Persée, chevauchant le cheval ailé Pégase, font partie de l’une des légendes les plus connues de la mythologie grecque. Et, chaque automne, un groupe de constellations facilement repérables et identifiables rejoue le drame. Le point de départ, pour l’observation, est la constellation circumpolaire Cassiopée, reconnaissable à sa forme en W, ou en M, selon l’orientation.

La pointe centrale du W permet de localiser l’étoile Polaire (située à moins de 1° du pôle Nord céleste) ; en outre, cette figure et le Grand Chariot sont équidistants du pôle Nord céleste (avec une déclinaison de 30°). Ainsi, en localisant l’un des deux, il est possible de s’orienter rapidement dans le ciel boréal. De plus, à notre époque, ces constellations permettent d’identifier facilement ce que les anciens astronomes ont nommé le colure équinoxial, c’est-à-dire le méridien qui passe par les pôles et qui contient l’équinoxe de printemps (point vernal) et l’équinoxe d’automne. Ce colure frôle le W, à proximité de l’étoile Caph (bêta Cassiopeiae) et se dirige vers le point vernal.

De l’autre côté, il traverse le pôle boréal céleste et rejoint le Grand Chariot entre Phecda et Megrez (gamma et delta de la Grande Ourse) — qui correspond au côté « manche « de la e casserole ». L’étape suivante est le Carré de Pégase, beau groupe de quatre étoiles qui culmine à minuit au mois de septembre. La plus brillante d’entre elles se trouve à moins de 2° à l’est du colore équinoxial, et par conséquent juste au sud. de Caph. C’est l’étoile de magnitude 2 Sirrah, ou Alphératz ; aujourd’hui, on l’appelle l’étoile alpha de la constellation d’Andro-mède, et elle correspond à la tête de la princesse enchaînée, située près du cheval ailé. Le côté nord du Carré de Pégase se prolonge, vers l’est puis vers le nord-est, par une faible courbe, composée de quatre étoiles qui dessinent la figure d’Andromède, avec Sirrah à la tête, Mirach à la ceinture et Almak aux pieds. A l’est, au-dessus des Pléiades, dans le Taureau, se trouve son sauveur, Persée. Sa tête est marquée par Algenib, ou Mirfak, de couleur mauve et de magnitude 2 ; dans sa main droite, il tient la tête de Méduse, représentée par l’étoile maléfique Algol, la « Tête de goule » (bêta Persei) ; il s’agit d’une binaire blanche à éclipses, qui « clignote », ayant une magnitude qui varie entre 2 et 3, selon des cycles de 2 jours et 21 heures. Il faut encore localiser les deux autres personnages de la légende. En suivant une ligne se dirigeant vers l’ouest, à partir de Mirfak, dans la tête de Persée, et en la prolongeant au-delà de Cassiopée, on arrive à l’époux de celle-ci, Céphée. Plus au sud, au-dessous de Persée et du Bélier, on découvre le monstre marin, la Baleine (Cetus), dont le museau est marqué par l’étoile Mcnkar , de teinte rouge orangé et de magnitude 3, qui se trouve juste au-dessus de l’équateur céleste. L’histoire de Persée reprend un thème qui apparaît souvent dans la mythologie grecque : un jeune homme, pour accomplir une prophétie, deviendra le meurtrier de ses géniteurs — dans le cas de Persée, il s’agit de son grand-père.

Un oracle prédit que le roi Acrisios n’aurait pas d’héritier mâle, mais que son petit-fils le tuerait. Pour éviter cette triste fin, le roi tint sa fille, Danaé, emprisonnée dans une tour d’airain. Cependant, Zeus, par quelque sortilège dont il avait le secret, réussit à l’approcher en prenant l’aspect d’une pluie d’or portée par un rayon de lumière, et la féconda. Pendant quatre années, la jeune femme réussit à dissimuler son fils. Mais, un jour, Acrisios le découvrit ; craignant que la prophétie ne se réalise, il enferma l’enfant et sa mère dans un coffre et jeta celui-ci à la mer. Les flots portèrent cet étrange esquif jusqu’à l’île de Sériphos, où Persée et Danaé furent recueillis par le pêcheur Dictys, frère du roi Polydectès.

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